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ANTIQUES LE GOUT CLASSIQUE DANS LES INTERIEURS ITALIENS, VOLUME I

ROBERTO VALERIANI
Photos de MARIO CIAMPI

HARDCOVER / 304 pages
24.5 x 32.5 cm
205 color illustrations
ISBN-13: 978-0-9544288-5-3

Euro 85

IN STOCK

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DESCRIPTION

Existe-t-il un style italien pour ce qui est de l’habitat? Il est difficile de donner une réponse définitive, de dire oui ou non, mais si l’on prend le temps d’observer attentivement les intérieurs qui illustrent ce livre et si, bien plus qu’aux styles des architectures, des meubles ou de la décoration elle-même, on s’attache à la vie qu’abritent ces murs et aux strates qu’elle y a déposées en silence, alors on pourra peut-être se faire une idée plus juste, plus personnelle, de ce qui fonde le style italien : un certain rapport avec le passé. Ce rapport avec le passé, chaque italien le vit au quotidien, à sa façon, mais quelles que soient les formes que puisse prendre cet attachement, il s’incarne toujours dans un respect, un amour pratiquement instinctif pour les lieux et pour les traditions héritées des modes de vie passés, que celles-ci restent des habitudes privées ou bien qu’elles régissent le cérémonial des réceptions publiques.

Les demeures du prince ou de celui qui consacre sa vie à l’étude, de l’antiquaire ou de la dame du monde, du professeur ou de l’amateur éclairé, toutes dévoilent, révélée par l’objectif du photographe, une sensibilité commune, parfois nostalgique, parfois fantaisiste mais jamais irrespectueuse quant aux choix des objets, même quand ceux-ci sont présentés comme les symboles de la laideur (ainsi que Federico Zeri aimait à définir ses pupazzi, c’est-à-dire ses poupées, qui côtoyaient les chefs-d’œuvre de sa maison de Mentana). L’évocation du passé, dans chacune des maisons que vous allez traverser, répond aux lois d’un équilibre que l’on n’apprend pas, même si elle est parfois pimentée d’une pointe d’exhibitionnisme.

C’est bien l’intimité de ces maisons que l’œil du photographe nous révèle. Et qu’il s’agisse d’une restauration répondant à un souci d’éclectisme extrême (Villa Laura, Palais Lotteringhi), ou bien de la préservation d’un patrimoine familial (Isola Madre, Rocca di Soragna ainsi que d’autres maisons présentées ici), il est impossible de ne pas être fasciné. Réservées, tournées sur elles-mêmes, ou bien ouvertes aux autres, c’est avec la même envoûtante courtoisie qu’elles démontrent, ô combien, qu’il est possible de vivre la modernité dans ces intérieurs à la mémoire riche et féconde. Claironnant ou discret, le goût italien est spontanément curieux, passionné. Et pour ce qui est d’établir des liens entre les objets, tout comme entre ceux-ci et le monde qui les entourent, il est infaillible.